Vol MH17: un "bois du souvenir" inauguré trois ans après le crash


Trois ans après le crash du vol MH17 dans le ciel ukrainien, plus de 2.000 proches ont rendu hommage aux 298 victimes lundi aux Pays-Bas, lors de l'inauguration d'un "bois du souvenir" et d'un mémorial près de l'aéroport d'Amsterdam d'où avait décollé l'appareil.

Formant un "ruban vert", 298 arbres ont été plantés, parfois par les proches eux-mêmes, en hommage à chacune des victimes, dont 196 Néerlandais qui se trouvaient à bord du Boeing 777 à destination de Kuala Lumpur, abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine en guerre.

Au pied de chaque arbre, familles et amis ont déposé des tournesols, comme il y en avait dans les champs ukrainiens où avaient été retrouvées certaines parties de l'appareil. Un peu plus loin, une petite fille a planté dans le sol plusieurs papillons en plastique.

Le monument a été inauguré en présence du roi Willem-Alexander et de la reine Maxima des Pays-Bas et du Premier ministre Mark Rutte dans le parc de Vijfhuizen, à proximité de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol.

"Cela fait trois ans aujourd'hui que le MH17 a été abattu en plein ciel", a déclaré Evert van Zijtveld, président de l'association des proches des victimes. "Mais pour nous, c'était hier. Ce jour (...) a fait un vide dans nos vies. Il y a une vie avant et après le 17 juillet 2014."

"Les victimes ne peuvent jamais être oubliées", a ajouté, d'une voix très émue, celui qui a perdu dans le drame deux enfants de 18 et 19 ans ainsi que ses beaux-parents. "Ce monument national MH17 est pour maintenant, mais aussi pour les générations après nous."

- 298 noms égrenés -

Avant que l'orchestre national des Armées n'entame les premières notes, un lourd silence s'est abattu sur l'assistance, interrompu par le bruit des avions atterrissant et décollant à deux pas de là, et que de nombreuses personnes suivaient de leur regard embué.

Puis, à l'ombre de la rangée de drapeaux en berne des dix pays touchés par le drame, les noms des passagers et membres d'équipage ont lentement été égrenés par leurs familles et amis venus des Pays-Bas mais aussi d'Australie, de Malaisie, du Royaume-Uni, d'Allemagne ou encore d'Indonésie.

"Tessa van der Sande, 26 ans, Kaela Goes, un an, Alex Ploeg, 58 ans, dont le corps n'a pas encore été identifié...": sous un soleil de plomb, les proches se sont succédés au micro. Une dame âgée a cité les noms de ses trois petits-enfants avant de se rasseoir en sanglots.

Autour des proches, en larmes ou se tenant la main, les 298 arbres, chacun marqué d'un nom, "gardent vivant le souvenir des victimes", a indiqué la fondation.

Au coeur de la forêt aux onze variétés, changeant au fil des saisons, le mémorial est un bâtiment en forme d'oeil, dirigé vers le ciel. Les noms des 298 victimes sont gravés dans la pupille, fabriquée en acier inoxydable.

Financé par des dons, le projet conçu par l'artiste Ronald A. Westerhuis et l'architecte paysagiste Robbert de Koning a été sélectionné en novembre 2015 par 60% des proches parmi trois propositions.

- Responsabilité -

A l'aube de ce troisième anniversaire, les auteurs présumés du drame n'ont pas encore été arrêtés, mais les autorités néerlandaises ont annoncé début juillet qu'ils seraient jugés aux Pays-Bas.

L'équipe d'investigation conjointe (JIT) a conclu que l'appareil avait été touché par un missile de type BUK acheminé depuis la Russie et tiré depuis une zone de combat contrôlée par les rebelles pro-russes. Une centaine de personnes "ayant joué un rôle actif dans le drame" ont été identifiées par les enquêteurs.

A Kiev, le président ukrainien Petro Porochenko a affirmé lundi que la Russie devrait "répondre" de la destruction du vol MH17.

Mais les autorités séparatistes et Moscou démentent toute responsabilité et accusent l'armée ukrainienne.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a quant à lui appelé lundi "tous les Etats à coopérer entièrement aux efforts (d'investigation) pour établir la responsabilité" du crash.

"(Mes) pensées sont avec les familles des victimes", a-t-il ajouté dans un communiqué.

© 2017 Agence France-Presse
 
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